mercredi 13 décembre 2017

Minimalisme et zéro déchet !


Voilà plusieurs années que je m’intéresse au minimalisme !
 Cela avait commencé avec les livres de Dominique Loreau, et notamment « L’Art de la simplicité », que j’ai déjà souvent cité sur ce blog.



J’essayais de veiller à ne plus accumuler trop de choses, utiliser tout ce que j’avais, en profiter , plutôt que racheter et surconsommer (bon en théorie, car en pratique je craquais parfois)…


En parallèle, j’ai profité de chaque déménagement de ces deux dernières années (5 en tout ! ) pour retrier mes possessions et me délester à chaque fois un peu plus.
J’ai même testé la méthode dont j’ai oublié le nom, qui consiste à trier sa maison en un mois : le premier jour, on se sépare d’un objet, le 2e jour de deux, et ainsi de suite jusqu’à la fin du mois. Cela peut être de petits objets, et personnellement, je crois que j’ai tenu jusque vers le 20e jour. L’idée : savoir exactement ce que l’on a , ne pas garder pour rien (donc typiquement, on vire tous les « ça peut »…), jeter, éviter d’encombrer son intérieur, et pour les fringues, essayer d’arriver à n’avoir que l’essentiel (je m’intéresse à l’idée de la garde-robe capsule ; j’en ferai un billet si un jour j’arrive à mettre en place ce principe. Pour l‘instant,, je poursuis mon tri et mes reventes sur le net et en vide-grenier).
Pour ranger, ensuite, j’ai lu les deux ouvrages de Marie Kondo sur la thématique : je les ai trouvé intéressants, mais le 2e est un peu redondant avec le premier selon moi.

A côté du minimalisme, je commençais à entendre pas mal parler du zéro déchet. Une des premières fois, je suis tombée sur le livre de Béa Johnson, la « papesse » du mouvement, en librairie, mais au moment où le livre est sorti, le phénomène n’avait pas encore l’ampleur qu’il connaît actuellement.
Ou alors on en parlait moins, il était moins populaire, ou moins suivi ? Alors phénomène de mode ou mode de vie durable ? Seul l’avenir nous le dira. En tous les cas, je commençais donc à m’intéresser à cette thématique du zéro déchet et pour découvrir ce que cela cache, j’ai commencé par lire des livres sur le sujet : « Zéro déchet », de Béa Johnson, ou encore « Famille presque zéro déchet », de Jérôme Pichon ; et à côté de mes lectures, j’allais voir des vidéos de Youtubeuses.




Je suis ainsi passée de Manu Maquillage à Ilia Renon, ou encore Easy Blush. Je trouve ces deux dernières très inspirantes, et beaucoup plus « femmes » que Manu Maquillage (qui fait un peu enfant gâtée avec le recul).
En les écoutant, j’en ai appris beaucoup sur le zéro déchet, qui peut souvent s’accompagner d’un mode de vie de simplicité, sous consommer, un peu de décroissance, manger bio, veggan, et bien sûr, pour les cosmétiques, passer aux solides (et le must du must : les faire soi-même ! ) ; je vais vous développer tout cela.
En m’intéressant au zéro déchet, je découvrais vite qu’il y avait certaines démarches que je pratiquais déjà : acheter des vêtements en occasion (suis fan d’eBay et de Vinted, même si je craque facilement en boutique quand la dernière collection Le temps des Cerises pointe son nez ^^), avoir un sac en tissu sur soi pour des courses improvisées qui ne nécessiteraient pas de payer ou demander un sac en plastique, réutiliser certains contenants, écouler mes sacs plastiques déjà possédés en guise de sacs poubelles plutôt que de les jeter, acheter en vrac (je débute).
Et le tri sélectif, que j'avais commencé à faire à l'époque de ma dernière colocation.
J’ai donc voulu entrer dans cette démarche de façon un peu plus active, en me doutant qu’être trop radicale ne servirait à rien. En général, on parle de un an pour mettre en place un vrai mode de vie zéro déchet pour une famille (moi, étant seule avec moi-même, je n’avais qu’à être d’accord avec moi, je n’avais pas à faire passer cette idée auprès d’une famille). J’ai donc mis en place le tri sélectif chez moi, j’essaye d’acheter un peu en vrac, MAIS…
Je n’ai pas pu m’empêcher d’être trop radicale, justement, plus spécifiquement pour le domaine de la salle de bains et des cosmétiques.
Une fois terminés mes paquets de cotons tiges et de mouchoirs en cours, je suis passée aux mouchoirs en tissu (demandés à ma grand-mère qui en gardait religieusement dans une de ses commodes) et j’ai remplacé mes cotons tiges par un auriculi.
J’ai aussi remplacé mes gels douche et shampoings par des savons. Idem pour le déodorant : je suis passée au solide, avec une création  offerte par ma responsable, qui fait désormais ses cosmétiques elle-même.
J’ai donc commencé à prospecter sur le net sur des sites bio conseillés, tels que Lamazuna, ou Pachamamai , cosmétiques bio et zéro déchet.
J’ai passé des commandes, j’ai aussi pris une crème de jour et un baume à lèvres chez Fleurance Nature, des cotons réutilisables aux Tendances d’Emma, un gel d’aloé vera et une eau florale chez Onaterra (j’aime beaucoup cette boutique qui a récemment ouvert à Aix aux Allées Provençales), une huile de coco bio chez Sephora, une BB crème bio, un anti cernes bio, et j’avais dans un de mes paniers sur le net des serviettes hygiéniques réutilisables (en tissu, lavables, comme les cotons) que j’avais prévu d’acheter. Or, pour mettre en place tout cela, je tiens à préciser que je n’ai pas jeté mes anciens cosmétiques, j’ai attendus petit à petit de les avoir écoulés pour les remplacer par des choses plus naturelles, meilleures pour la santé et pour la peau, mais pas pour le porte-monnaie. Car dans le zéro déchet (et le bio), il y a des arguments séduisants, d’autres moins.
 Car en effet, pourquoi le zéro déchet ? j’explique depuis le début de ce billet que je m’y intéresse, mais n’ai pas dit pourquoi.
 Donc : pourquoi le zéro déchet ?
 Dans une démarche environnementale ; dans une démarche anticonsumériste (et je sais , là j’ai du boulot !), pour consommer moins, mais mieux ou du moins différemment. Le temps gagné à ne plus faire les courses/les boutiques permet d’être réinvesti ailleurs, en temps avec ses amis, en activités de loisir, en sport, en méditation, en temps pour soi, en réflexion, en écriture, en tout ce que vous souhaitez en fait !
Cela permet de faire des économies (à terme, hormis quelques petits investissements à faire avant ou pendant, ex : cf. au-dessus, les cosmétiques solides ou les mouchoirs en tissu, etc…), d’être en meilleure santé, de moins jeter ; trois des idées phares étant de réduire, réutiliser et recycler.
Je sais que le bilan se fait à un an, et moi mon "expérience" a un début qui se situe environ en août.
Mais je vais déjà vous faire un petit retour de comment cela se passe/ s'est passé pour moi.

Mettre en place le tri sélectif a été facile et rapide : hop, un cabas qui y est consacré dans un coin de la cuisine, et un saut aux conteneurs une fois par semaine, voire une fois tous les quinze jours grand maximum. Il n'y en a malheureusement pas dans ma résidence, qui ne recycle que le carton, mais à une (longue) rue de chez moi, j'ai trouvé un emplacement dédié au recyclage.
Je débute dans le domaine, j'essaie d'identifier ce qui se recycle ou non, sans trop me prendre la tête non plus, donc de ce coté là, pas de grosse contrainte.
Côté cosmétiques...je savais que cela allait se révéler plus compliqué. La preuve, déjà, j'étais assez réticente à l'idée de repasser au savon, et à la fois très enthousiaste à l'idée d'acheter du savon artisanal, sur des sites net bio ou dans des petites savonneries (elles fleurissent à Aix ! ).
J'avais testé un peu les marques Melvita et Lavera, encouragée à l'époque par ma coloc (celle du tri sélectif) qui connaissait bien ces deux marques; je n'avais pas forcément adhéré...
J'ai commencé par un savon pas vraiment bio ni artisanal, un pour le visage de la marque Caolion, que j'avais acheté chez Sephora et adoré utilisé !
Et pour le corps, celui à la pêche de vigne de Rampal-Latour qui avait été un bonheur aussi (je vous en parlerai avant, ou après, je ne sais pas encore dans quels ordre je vais publier mes billets, dans un billet à part entièrement dédié à mes derniers coups de coeur cosmétiques).
J’ai aussi acheté un après-shampoing solide, pour accompagner la fin de mon dernier flacon de shampoing (pas solide lui par contre). J’ai été assez bluffée du résultat, j’étais très sceptique, moi qui ai des cheveux ondulés, très épais et un peu secs je me disais je n’arriverais jamais à les démêler, je vais mourir, casser ma brosse dans mes cheveux etc, bref , les pires scénarios catastrophes ; et en fait, que nenni !
Tout s’est bien passé, et j’ai pu démêler mes cheveux sans heurts, et au final, les retrouver souples et légers.
J'ai même fait moi-même  mon gommage visage, à partir d'une recette trouvée sur le net et ne nécessitant que de l'eau et du sucre !
 MAIS je trouve les cosmétiques solides assez chers, déjà de base, plus chers que les autres, et je suis un peu consternée de voir leur durée de vie, d’utilisation. Cela fait le tout à un rapport qualité prix assez élévé selon moi.

Et le fait que cela ne soit pas trop démocratisé, même en boutique bio, fait que l’on est obligés de les commander sur Internet (Mademoiselle Bio, Lamazuna, Pachamamai pour ne citer que ces trois là) , et de payer des ports en plus du prix (souvent , le port est offert à partir de  ou 30 ou 50 euros d’achats sur le site, ce qui n’est pas le cas quand on ne commande qu'un seul produit comme moi).
Bilan final pour les cosmétiques : j’ai fini mon savon pour le corps, et j’en ai racheté un autre, ainsi qu’un…gel douche, car j’aime toujours en utiliser. J’envisage le rachat d’une fleur de douche. J’ai troqué ma crème visage bio qui faisait un effet plâtre via une odeur clairement pas top pour reprendre ma crème Clinique chez Sephora. J’ai viré mes mouchoirs en tissu (en publique, c’est pas possible notamment) pour revenir à ceux en papiers, les jetables traditionnels ; et sentant une gêne au niveau des oreilles, jai racheté des cotons tiges et vu le résultat au premier nettoyage (on aurait dit que mes oreilles n’avaient pas été nettoyées depuis belle lurette !), j’ai remisé mon auriculi au placard. Quant au parfum, je n’en parle même pas tellement il est inenvisageable pour moi d’arrêter d’en porter, alors je continuerai à recycler les flacons vides chez Sephora, qui les reprend en échange de remises sur le nouvel achat. Et j'ai racheté un gommage bio pour le visage !
Et pour la nourriture me direz- vous ?
Là encore, je coninue à faire la plupart de mes courses en grande surface traditionnelle, matinées parfois de quelques sauts en boutiques bio pour quelques produits spécifiques et un peu de vrac que je ne trouve que chez eux.

Côté nourriture, en plus, en dehors des idées bio et ZD, on vient de m’annoncer (mon docteur) une intolérance aux œufs et au gluten qui expliquerait mes maux de ventre de ces... 33 dernières années !
Du coup, le passage en boutique bio qui propose des rayons sans gluten plus étendus que les grandes surfaces traditionnelles va s’imposer plus régulièrement. Et pour le reste, essayer de faire cuire moi-même ce que je mettraitdans mes dîners ou tupperware du midi va devenir un passage obligé. Je ne parle pas de cuisiner car je ne possède ni congélateur, ni four, ni lave vaisselle, alors comme dit un ami : « je ne cuisine pas, je me nourris) ! Et concernant le bio, ça coûte pas mal plus cher pour un résultat auquel je ne suis pas sûre de croire (l'éternel débat du champs bio à côté de celui plein de pesticides, fiabilité des labels, etc).
En conclusion, concernant le minimalisme, le bio et le zd, je dirai que je suis partie très emballée, pleine d’idées, de motivation et d’enthousiasme, et , qu’encore une fois, je me suis beaucoup trop emballée, ou enflammée un peu trop vite.
Du coup, je vais continuer ma quête du minimalisme et de la recherche de moins consommer et manger mieux, mais j’ai fait quelques pas en arrière en ce qui concerne le zd. Et puis je pense aussi que c’est plus facile à deux, mais ce n’est que mon avis. Je pense aussi que je ne suis pas assez engagée dans ce thème là, car peut etre sans doute pas assez convaincue, ou militante. Et peut-être encore tout simplement ai-je d’autres combats personnels à mener avant ? D'autres choses à régler avant ?
J’ai entrepris cette année pas mal de démarches afin de chercher à savoir qui je suis vraiment, ce qui me conviendrait le mieux : bilan sanguin, psy, analyses médicales sur les intolérances alimentaires, envies de changement de travail, de reconversion, et donc, début d’un bilan de compétences, bref, je ne suis pas sûre que le zd puisse s'inscrire en ce moment comme une priorité. A la limite, le gérer en parallèle, si j’ai l’esprit qui devient assez libre pour cela, pourquoi pas ? Ou m’y remettre sérieusement plus tard, pourquoi pas ? En tous les cas, cela ne change pas me fait que j'admire et encourage les personnes pleinement engagées dans cette démarche notamment une amie à moi et ma responsable), j’avais eu envie de tester cela notamment encouragée via deux Youtubeuses que j’aime bien, je les trouve très inspirantes et vous conseille d’aller les découvrir , il s’agit d’Ilia Renon et d’Easy Blush !
Mais bon, comme en parallèle je travaille aussi sur le lâcher prise, je ne veux pas trop me rajouter de contraintes supplémentaires liées à cela ; un petit pas à la fois, chaque chose en son temps !

mardi 12 décembre 2017

Coup de coeur BD !

Récemment, j'ai lu une BD que j'ai beaucoup aimée et dont je tenais à vous parler ; il s'agit de "Rentre dans le moule", de LeCilVert !
Le pitch  : Jean n’a jamais vraiment su ce qu’il voulait faire de sa vie alors il a suivi les aspirations des autres.
Il est rentré aux Arts et Métiers, il a vécu le "bizutage" de l’école et décroché son diplôme d’ingénieur pour plaire à son père. Il a accepté ensuite un boulot qui ne lui plaisait pas parce qu’il allait devenir papa et qu’il devait « assurer ». Il a tout fait selon les règles, mais est-ce vraiment sa vie ?

J'ai connu cette BD dans le cadre de mon boulot, et de nombreux autres centres l'ont achetée aussi. En ce moment, elle est très demandée, mais j'ai eu la chance de l'emprunter un soir, entre deux réservations.
LeCilVert entretient volontairement l'anonymat autour de son identité, on sait seulement que dans sa jeunesse, il a fait l'Ecole des Arts et Métiers.

Verdict  : j'ai beaucoup aimé !
J'ai aimé le côté moqueur, impertinent, irrévérencieux de la BD. Au delà de cela, on sent que l'auteur voue une grande tendresse à son école, même s'il a su prendre ses distances et porter un regard ironique, là où d'autres ne cherchent pas à analyser ou discuter ce qu'on leur propose, ou remettre en cause le système en place.
J'ai aimé aussi le fait (qui ne va pas plaire à tout le monde selon moi, notamment aux étudiants anciens comme actuels des Arts) que l'on nous en dévoile un peu plus que d'habitude sur les traditions (ou "Trad's" en argot gadz'art).
A lire et à offrir pour Noël à un ancien de cette école !

lundi 11 décembre 2017

Coup de coeur lecture !

Un coup de cœur lecture pour un livre jeunesse/jeunes adultes (comme vous le savez, j'aime aussi ce segment de la littérature!  ) !
Le livre en question d'appelle "Everything", de Nicola Yoon ,et il a été également adapté au cinéma (je n'ai pas encore vu le film).

Le pitch : « Everything, everything est vraiment tout : puissant, charmant, déchirant, et si prenant que je l'ai dévoré d'une traite. L'un des rares romans qui vous élèvent, vous brisent et vous nourrissent en même temps. » Jennifer Niven, auteur de Tous nos jours parfaits Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l'enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.
Verdict : j'ai adoré et j'ai dévoré !
Le style est fluide, l'histoire prenante, les personnages attachants, les rebondissements nombreux, le dénouement : inattendu et merveilleux !
Et je suis impatiente de découvrir le film !

vendredi 8 décembre 2017

Nouvelles pensées...


"J'ai eu beaucoup de problèmes dans ma vie dont la plupart ne sont jamais arrivés !"

Mark Twain









Comme toujours, à méditer...




jeudi 7 décembre 2017

Au revoir là haut

Hier soir, je suis allée au cinéma avec un ami , afin de voir LE film du moment que je ne voulais rater sous aucun prétexte, "Au revoir là haut".


Le film est tiré du roman éponyme de Pierre Lemaitre, et il a remporté le Prix Goncourt en son temps (soit en 2013).
Quatre ans plus tard, Albert Dupontel, que j'adore (qu'il soit devant ou derrière la caméra) choisit de porter le roman à l'écran.

Le pitch : Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..
Coté casting : Albert Dupontel, Nahuel Perez Biscayart , Niels Arelstrup, Laurent Lafitte, Emilie Dequenne, Mélanie Thierry, Kyan Khojandi et Michel Vuillermoz.
Selon moi, le film sera LE grand succès des Césars, à voir...
Verdict : j'ai adoré !
Personnellement, mon visionnage n'a pas été "parasité" par le lecture du roman, qui était trop lointaine dans mon esprit.

J'ai aimé redécouvrir l'histoire, et c'est en discutant avec un ami que je me suis rendu compte des changements et libertés pris par rapport au livre. Je ne les avais pas moi-même perçus.
Le film est beau, rythmé, avec un accent très prononcé sur l'esthétique selon moi.

Les scènes de guerre sont bien rendues, l'émotion est palpable, et le duo Dupontel-Biscayart rend le tout très touchant selon moi.
Chapeau bas à Niels Arelstrup et Laurent Lafitte pour leurs prestations respectives !
Albert Dupontel, dans le film, m'a semblé très humble, alors qu'il commence à être, à mes yeux, une figure du cinéma français avec laquelle il faut compter , étant aussi bien acteur que réalisateur.
Quant au jeune Nahuel Perez Biscayart, je l'ai trouvé aussi éblouissant et époustouflant que les masques qu'il porte et même si son visage est en grande partie masqué durant presque tout le film, ses yeux savent bien nous renvoyer toutes les émotions par lesquelles passe son personnage.

A voir absolument sans plus tarder !

mercredi 6 décembre 2017

La fin de l’amour 2.0, ou pourquoi j’ai déserté les sites de rencontres.


Et voilà, j’en avais terminé avec les sites de rencontres !

Je ne sais pas ce qui avait été le déclic : un énième abruti, un énième mensonge, une énième insulte ? Ou peut-être était-ce d’apprendre que 35 % des utilisateurs de ces sites sont déjà marié sou en couple ? Ou alors est-ce parce que M., une de mes « rencontres de site », un de mes « Tinder boy » dirons-nous, m’avais ghostée ?!

Petite mise au point préalable avant de poursuivre cet article pour celle qui n’aurait pas la chance de connaître encore ce phénomène, pourtant d’une ampleur considérable, et qui ne cesse de se développer. Ghoster, cela vient du mot anglais « ghost » (fantôme en français) et cela signifie tout simplement disparaitre.
Illustration : je rencontre M. pour un café, on reste quatre heures à papoter autour de nos tasses respectives, on tombe d’accord sur plein de choses ! On a les mêmes gouts en cinéma, on s’intéresse tous les deux à la musique, on a les mêmes attentes et envies pour notre prochaine relations, on a tous deux connu des déceptions…C’est bien beau tout ça, a a l’air parfait, mais je rentre persuadée qu’il a passé le pire après-midi de sa vie ; En plus, pour vous soigner le tableau, imaginez-moi en fin de grippe intestinale, ayant hésité à aller au rendez-vous, la mine blafarde malgré le fond de teint, les cernes en fête malgré tentative de camouflage, et le cheveu sale camouflé en chignon (en espérant que certaines se soient reconnues, histoires que je me sente moins seule ^^).

Donc, à ma grande surprise, M. me réécrit très enthousiaste, je lui plais et il veut me revoir. Passée ma première stupéfaction que les apparences et les interprétations (se rappeler de ce qui est écrit dans 3les Quatre Accords toltèques » : tu n’interprèteras point!), j’accepte un second rendez-vous et là, M. me propose le grand jeu : un diner chez lui où il jouera lui-même les cuistots. Flairant l’arnaque, j’accepte, en me disant que dans le pire des cas, ce sera une vaine tentative de sa part pour me mettre dans son lit (mais il se dévoilera au passage) ; dans le meilleur des cas, j’aurai un pti ’t diner maison (M. se vante d’être un bon cuisinier).

La soirée arrive, et se déroule à merveille ! M. se montre un hôte charmant, prévenant, attentionné ! Il nous mitonne un succulent ragout maison, et me raccompagne sans même tenter une approche.

Je suis aux anges !

Je rêve déjà de tout un week-end ensemble chez lui, dans son appartement (bien plus grand et plus beau que le mien), avec son adorable chiot, et la rêverie prend de grands airs : quoi mettre dans mon sac de voyage pour cette occasion, mettra-on un portrait de nous sur la jolie table d’angle à côté du guéridon ? Dois-je commencer à m’entraîner à signer de son nom ? Bref, les fantasmes classiques de la jeune femme qui pense que ça y est, potentiellement, elle a rencontré le bon, que c’est lui et pas un autre, et que cela valait le coup d’attendre !

Suite à cela, on se réécrit quelques temps afin de convenir de se revoir, jusqu’à ce que tout à coup, du jour au lendemain, il s’évanouisse dans la nature, ne donnant plus de nouvelles, et ne se donnant pas la peine de répondre si moi je tente d’en avoir.

Mesdemoiselles et mesdames, c’est cela le ghosting. Etre ignorée.

Forcément, on se sent dévalorisée, insignifiante, une petite chose que l’on abandonne sur le bord de la route, on se remet en question : qu’est-ce que j’ai fait, Dit ? Ai-je quelque chose en plus, mais qui serait dans mon cas en trop ?
Bref, on se triture les méninges et on se torture la cervelle, nos nuits prennent l’aspect de belles insomnies lors desquelles on se tourne et retourne dans son lit, alternant tristesse, chagrin, colère, remise en question.

Si l’on savait, à ce moment-là, que quelques jours plus tard, on croiserait M. dans sa belle voiture, accompagnée d’une jeune femme qui n’a rien d’un fantôme, elle ; on comprendrait que M. pendant tout ce temps ne s’est pas torturé. Qu’il a continué à mener sa vie comme si de rien n’était, comme s’il ne nous avait rencontré, détruisant par là même l’hypothèse qu’il a eu un grave accident, qu’il est dans le coma ou a été enlevé par des aliens pour aller aider à peupler la planètes des « Konards » (une nouvelle race dont la presse devrait parler plus souvent), et que donc ce n’était pas cela qui l’empêchait de répondre à nos messages.

C’est à ce moment-là que j’ai décidé.


J’ai pris plusieurs décisions en fait.


J’ai décidé que je ne douterai plus jamais de moi parce qu’un homme ne me rappelle pas. S’il ne saisit pas sa chance, ou n’a pas conscience de l’honneur que ce serait pour lui de prendre un verre avec moi, c’est qu’il est trop bête ! Et puis la mer est pleine de poisson, et les techniques de pêche multiples !
 
 
J’ai aussi décidé d’arrêter les sites de rencontres ; J’ai donc désinstallé mes trois applis du moment, sans regret, voire même avec une pointe de satisfaction personnelle et de soulagement.
je me suis dit que je ne perdrai plus jamais mon temps avec cela, que le destin se charge de toute façon de nous mettre en présence des bonnes personnes, et que si on ne comprend pas bien une leçon, la vie se charge de nous la répéter.

 

J’ai décidé d’arrêter les phobiques de l’engagement, les peureux, les menteurs, les infidèles, les déjà en couple (mais qu’on ne découvre qu’après), les trop jeunes, les trop vieux, les trop timides, les pervers narcissiques, les trop éloignés géographiquement, les trop pris, les trop présents aussi…

Et je vais rajouter sur cette liste les fumeurs et les hipsters, car pas mon truc non plus ; ).

Cette fois, j’avais compris, et j’étais prête.

 

Prête à croire à nouveau en l’amour, le vrai. Pas le simulé, pas le 2.0, celui qui vous bouleverse, vous tombe dessus au coin de la rue, dans un train, vous emporter avec lui, redonne ses vraies couleurs à la vie et fait renaitre le sourire sur votre visage.

 

Prête à laisser tomber les faux espoirs, les désillusions, à « endurer » un peu mieux le célibat et à profiter de ma vie solo pour m’amuser, me construire et me concentrer sur les présents (les amis, la famille, les collègues), plutôt que de perdre mon temps à poireauter pour l’absent.

Prête à tourner cette page-là de ma vie, prête à écrire le suivant, et prête à me retrouver, car sur ses sites de rencontres, ce n’est pas seulement l’homme de ma vie que je n’ai pas trouvé, c’est aussi un peu la vraie moi que j’ai quelques temps perdu de vue…
 
 
 PS :

 

Oh mon dieu !

Je suis officiellement une des chroniqueuses du blog « les celibattantes », et voici mon premier texte publié ce jour sur le net !
 
 
 

Nouveaux coups de coeur musicaux !

Nouveaux coups de coeur musicaux !
Ours, avec "Envoie tout valser" :

Miossec, avec "La vie vole", (chanson écrite en souvenir des évènements du Bataclan...° :
Mika, avec "Boum boum boum " et "Staring at the sun" :




"Toi et moi", de Paradis :


Aline, "Je bois et puis je danse" :


"Broken robots" , de Soom T :


"Creep", initialement de Radiohead, par Scala et Kolacny Brothers :


"15h du matin", par Grand Corps Malade et John Mamann :


"The North Wind Blew South" ,  par Philamore Lincoln :


"Que mé has hecho" , de Chayanne :


"Girls and boys", de Blur :


"Follow the leader", de Wisin et Yandel feat. Jennifer Lopez :


"Rie y llora", de Célia Cruz :


"Travesuras", de Nicky Jam :


Et enfin "Till dawn", de Lexer feat. Audrey Janssens :


Bonne écoute !